Trois pions, pas deux
Un roi roqué en g1 est protégé par f2, g2 et h2. Chaque pion poussé libère une case pour une pièce adverse et une diagonale pour un fou. Avant de jouer h3 ou g4 « pour gagner un temps », comptez ce qui reste devant le roi.
Une poussée devant le roi n'est pas interdite : elle se paie. Elle se justifie quand elle chasse une pièce précise ou ouvre une colonne pour vos propres tours, jamais par habitude.
Le roque est un investissement, pas une perte de temps
Le roque met le roi à l'abri et active une tour en un seul coup. Le retarder pour gagner un pion revient souvent à offrir la colonne e à l'adversaire : au moindre échange central, le roi se retrouve au milieu de l'échiquier.
Si vous avez perdu le droit de roquer, ne faites pas comme s'il en restait. Cherchez une case sûre pour le roi à la main, fermez le centre, et n'ouvrez le jeu qu'une fois cette question réglée.
Les trois signaux d'alerte
Premier signal : la colonne devant votre roi n'a plus de pion. Deuxième signal : la dame adverse peut atteindre h4, h5 ou la diagonale b1-h7 sans être chassée. Troisième signal : vous devez répondre à un échec à chaque coup — vous ne jouez plus, vous survivez.
Quand deux de ces signaux apparaissent, la priorité n'est plus le gain de matériel mais la réduction du nombre d'attaquants : échangez la pièce la plus dangereuse, même contre une pièce nominalement plus faible.
S’entraîner sur ce thème
5 positions jouables, avec indice visuel et correction pas à pas.
Exercice du cours
Trouvez le coup décisif dans cette position.
À vous de jouer. Cherchez d’abord les coups forcés et le plan du thème.
Progression mémorisée sur cet appareil. Connectez-vous pour la retrouver partout.